mercredi 19 mars 2014

12 au 18 mars – Cambridge – Jour 238 à 244

Nous décidons de passer quelques jours à Cambridge le temps de laisser passer le front froid qui s’annonce.

Vue du haut de la montage, à Cambridge Cay


Résumé de notre séjour :

- Marches dans le sentier de Cambridge, escalade de la montagne, prise des courriels et mise à jour de la météo sur Internet en haut de la montagne;

Le capitaine au travail, juché au haut de la montagne


- Plongée au jardin de coraux (coral garden) situé près de la plage, au sud de Cambridge;


Les plongeurs!


- 5 à 7 sur Challenge avec Luc (Innu) et Mélanie, sa nièce;

- Soirée cinéma;

- Ménage dans les photos;

- Parties de dominos;

- Préparation de muffins anglais et de pains hot-dogs;

- Jacques aide Luc (Innu) à dégager le cablot de l’ancre pris dans l’arbre de transmission de son dinghy;

- Souper sur Innu avec Luc et Mélanie;

- Marche sur la plage à la recherche de trésors cachés dans les tas d’algues séchées. Nos découvertes : des fans, des sea beans, une roche et autres trouvailles dont les noms nous sont inconnus;

Hamacs sur la plage de Cambridge


- Plongée au Sea Aquarium. Absolument spectaculaire de voir tous ces poissons qui nagent autour de nous;


Sea Aquarium


- Plongée sur l’épave d’un petit avion;

- 5 à 7 sur Millévasions avec Kathy et Jacques.

11 mars – Staniel Cay – Cambridge (13MN) - Jour 237

Afin d’être à l’heure pour le vol prévu ce matin en partance de Staniel Cay, le réveille-matin nous sort du lit vers 6h30. Nous déjeuner ensemble, pour une dernière fois, en admirant le lever du soleil.

Nous embarquons ensuite les bagages dans le dinghy et partons reconduire Francine et Casandra à l’aéroport.





Aéroport international de Staniel Cay!


Aurevoirs…

Nos invités semblent ravis de leur voyage et nous aussi! Au plaisir de se revoir l’été prochain, à Québec!


Francine et Casandra repartent sur Flamingo Air


Nous quittons ensuite l’ancrage et naviguons en direction de Pipe Cay. Les profondeurs d’eau dans le canal dragué au nord de Compass ne nous permettent pas de nous rendre à l’endroit souhaité. Nous rebroussons chemin et allons plutôt nous installer à l’ancre, près du champ de moorings de Cambridge, où nous serons bien protégés des vents de toutes directions.

Un souper bien différent, constitué d’une fondue au fromage et d’une petite fondue au chocolat nous attend… Bon appétit!

10 mars – Staniel Cay – Jour 236

Après un rapide petit déjeuner, nous enfilons les habits de plongée pour aller découvrir la grotte de Tunderball à l’étale de marée basse. Jacques et Casandra s’amusent à émietter une banane, ce qui attirera la majorité des poissons tout autour de nous.




Les deux voyageuses prêtes pour la plongée à Tunderball


Casandra sous l'eau dans la grotte de Tunderball

Pendant que Jacques et Casandra explorent les alentours de la grotte, j’accompagne Francine qui, un peu épuisée de la plongée, se laisse doucement dériver vers le dinghy. Nous passons ainsi au-dessus d’un requin nurse couché sous un rocher. Francine n’en saura toutefois rien avant d’avoir été sortie de l’eau…

De retour sur Challenge, nous jouons à nouveau une petite partie de dominos, puis Casandra nous fait l’honneur de nous préparer de délicieuses crêpes jambon-fromage pour diner.

Nous allons ensuite marcher sur l’île de Staniel Cay, question de faire découvrir un typique village bahamien à nos invités.


En route vers Staniel Cay


Chanceuse, Casandra trouvera sur le chemin, en bordure de la rivière, un magnifique coquillage de conque qu’elle pourra rapporter comme souvenir.

Nous nous installons ensuite au bar du Yacht Club pour prendre un verre et manger quelques entrées que nous partageons en guise de souper, pendant que nous discutons de cette magnifique semaine passée à découvrir ce petit coin de paradis.

9 mars – Bitter Guana Cay – Staniel Cay (7MN) – Jour 235

Au son du moteur du dinghy qui approche, les iguanes se pointent le nez sur le plage pour venir à notre rencontre. Séance photo et escalade en haut de la falaise permettront de profiter pleinement de la magnifique vue qu’offre cet endroit, et d’en garder des souvenirs de ses habitants faisant partie de la faune protégée des Bahamas.

Ça vallait la peine de rester en bas pour prendre cette magnifique photo des trois mousquetaires à Bitter Guana Cay!




La photographe à l'oeuvre


Un des beaux clichés!

Les voiles sont ensuite hissées au plus grand bonheur de tous, alors que Challenge se laisse doucement porter vers son prochain ancrage situé tout près de la grotte de Tunderball, à Staniel Cay.

Une courte balade en dinghy nous mène ensuite sur la plage où vivent les cochons sauvages, que nous nous amusons à nourrir de nos restes de table et à photographier.

Autre beau cliché de  l'apprenti photographe!


Casandra et moi terminons cette septième journée par une petite plongée sur une tête de corail située au nord-est de Big Major, pendant que Jacques et Francine nous regardent et observent les fonds marins à travers la chaudière à fond transparent, à partir du dinghy.

8 mars – Warderick Wells – Bitter Guana Cay (26MN) – Jour 234

Ce matin, le capitaine laisse le choix à Casandra, de faire de la voile au spi ou de la pêche en mer. Devinez la réponse : «Peut-on faire les deux?»!

Après maintes hésitations, nous quittons Warderick Wells vers 10 heures, par la mer (côté océan) et installons le spi qui nous propulsera, avec le vent du nord de 10 à 13 nœuds, vers notre destination.

Jacques montre à Casandra à appâter le poisson avec des pieuvres, que nous gardons au congélateur.

Après un certain temps à l’eau, sans résultat, Jacques décide de mettre un leurre en plastique.

Toujours pas de résultat…

Le vent ayant diminué, nous affalons le spi et poursuivons la route à moteur.

Nous rentrons sur le banc par le cut (l’entrée) de Staniel Cay, contournons les îles et allons nous ancrer en face de la plage de Bitter Guana Cay, où nous serons bien protégés des vents du nord.

Une partie de dominos agrémentera le reste de l’après-midi en attendant l’heure de l’apéro.

Cette sixième journée de vacances se terminera par un souper pizza, seuls dans ce bel ancrage de Bitter Guana Cay. 

La belle Casandra au mouillage de Bitter Guana Cay

7 mars – Warderick Wells – Jour 233

Comme le hasard fait parfois bien les choses, nous avions prévu rester deux jours à Warderick Wells pour avoir le temps de profiter de cet endroit paradisiaque. La météo nous incite, elle aussi, avec un fort vent d’ouest, à rester dans cet ancrage bien protégé des vents.

Après la délicieuse omelette du capitaine, nous tentons une petite plongée en apnée au sud du champ de moorings. Francine restera toutefois sagement à bord du dinghy, le vent, les vagues et le courant ne la rendant pas très à l’aise de plonger. Jacques et moi amenons tout de même Casandra voir quelques têtes de corail. La mauvaise visibilité ne rendra pas cette expérience des plus agréable, mais deux langoustes sortiront tout de même de leurs cachettes à notre plus grand plaisir, afin d’agrémenter cette courte aventure.

Nous revenons ensuite sur Challenge pour préparer un lunch pour le diner et repartons les trois filles pour une randonnée sur l’île, pendant que le capitaine se sacrifie (une fois de plus) en restant à bord pour faire quelques travaux sur le bateau.

N’ayant apporté que deux bouteilles d’eau au lieu de trois, nous devons nous rationner au niveau de l’eau pendant notre randonnée. Après avoir traversé un petit pont de bois et un passage de roches recouvert par certaines vagues, nous arrivons en haut de la falaise pour notre pique-nique. La vue est tout simplement magique! Casandra commence à avoir mal au cœur, ce qui nous indique qu’elle commence à être déshydratée. Il faut dire qu’il fait vraiment chaud et que le soleil est plutôt intense. Un bon repas constitué d’une salade de conques, fromages, poires et barres tendres permettra de reprendre des forces avant de poursuivre le trajet sur ce sentier qui nous ramènera vers la plage située juste à côté du centre administratif du parc. Une petite baignade en attendant que le capitaine revienne nous chercher, nous rafraîchira les idées.


Pique-nique sur la falaise de Warderick Wells


Cette cinquième magnifique journée de vacances se terminera par un souper de poulet colombo, recette de Anne (Spicy), puis, par la préparation de muffins anglais maison.

6 mars – Shroud Cay – Warderick Wells (20MN) – Jour 232

Après avoir reçu la confirmation qu’un mooring est réservé pour Challenge, ce soir, par le Parc des Exhumas, nous levons les voiles vers 9 heures et profitons de ce vent du sud-est de 12 à 15 nœuds pour naviguer, au près, en direction de Warderick Wells.

Les trois generations! (ma niece Casandra et ma tante Francine)

 
Pendant le trajet, Casandra nous met au défi de résoudre quelques énigmes, après quoi, nous décidons de poursuivre dans cette lancée visant à faire travailler un peu nos cerveaux et sortons les cartes du jeu questionnaire «Québec, je me souviens», le temps de répondre à quelques questions.

Nous rangeons le tout à notre arrivée, mangeons une bouchée et repartons en dinghy pour une courte randonnée sur le sentier de Boo-Boo Hill. Nous faisons ainsi découvrir cet endroit sacré où les bateaux laissent une trace de leur passage, de même que les Blow Holes, ces trous dans la roche qui laissent passer le son du vent.


En route vers Boo-Boo Hill

Magnifique vue sur notre mouillage à Warderick Wells!


Sur le trajet du retour, nous rencontrons un Bernard L’hermite, de même qu’un minuscule crabe caché dans des petits trous dans le sable.

Nous invitons ensuite Denis à venir partager le 5 à 7 sur Challenge, avant de terminer, cette quatrième magnifique journée, par un souper de pâtes.

5 mars – Highborne Cay – Shroud Cay (18MN) – Jour 231

Afin de profiter de la journée au maximum, nous nous levons au son du reveille-matin vers 6h30. Un bon déjeuner et nous voilà en route! Le vent du sud-sud-est de 12 à 15 nœuds nous obligera à faire quelques virements de bord, mais assurera tout de même notre déplacement à voile, au près, en direction de Shroud Cay, où nous jetterons l’ancre vers midi. 

Nous préparons un lunch et embarquons dans le dinghy pour rejoindre Denis, sur Terre des Hommes. Francine embarque avec Denis dans son dinghy, question d’équilibrer le tout, et nous traversons ainsi les mangroves de Shroud Cay pour ressortir, du côté de la mer, à l’est de l’île, sur l’une des plus belles plages des Exhumas.

C’est là que nous ferons notre pique-nique, confortablement installés sur une couverture, sur le sable, en admirant la mer devant nous! Le bonheur!

Après le diner, Francine part marcher sur la plage, pendant que Casandra et moi allons nous baigner et nous faire transporter par le courant, entre les rochers, au sud de la plage.

Nous nous amusons ensuite, tous ensemble dans l’eau, en nous lançant le petit ballon de football flottant que nous avons apporté. Nous grimpons ensuite le petit sentier permettant d’admirer à la fois la vue sur les mangroves et sur la mer.

Nous reprenons ensuite le chemin à travers les mangroves, pour revenir à bord de Challenge.

Francine et Casandra expérimenteront ensuite leur première douche bahamienne, qui consiste à se laver dans l’eau salée, à l’arrière du bateau, puis à se savonner, assis sur la planche de baignade, avant d’utiliser que très peu d’eau douce, à partir de la douche de cockpit, pour se rincer et ainsi éliminer tout résidu de sel sur la peau.

Cette troisième journée de vacances se terminera par un délicieux souper de langoustes cuites sur le BBQ, avec un peu de beurre et de jus de lime.

4 mars – Nassau – Highborne (32MN) – Jour 230

C’est par un vent léger que débutons vers 9 heures, notre première journée de navigation à moteur. L’absence de vagues permettra d’admirer la clarté de l’eau et les fonds marins, de même que quelques étoiles de mer.

À 11h30, nous faisons halte sur le Yellow Bank, question de profiter du calme de la mer pour faire une première plongée en apnée sur les nombreuses têtes de corail.

Après s’être ancré et avoir accueilli Terre des Hommes à l’épaule de Challenge, Denis et Jacques partent de leur côté en dinghy arpenter les têtes de corail, arme en main, en espérant ramener quelques langoustes supplémentaires.

De notre côté, nous expérimentons la plongée en apnée. Casandra enfile ses palmes et nage, comme un poisson dans l’eau, autour du bateau. Francine et moi tentons quelques expériences avec un masque qui prend l’eau avant que je décide de mettre des lunettes de natation, en attendant de régler le problème.

Nos deux apprenties découvriront ainsi leurs premiers coraux et quelques jolis poissons, en attendant que les deux capitaines reviennent, bredouilles, nous rejoindre pour reprendre la route vers Highborne Cay.

Nous terminons cette deuxième belle journée par un souper de Lane Snapper, cuit en papillotte sur le BBQ, avec un peu de sel et de jus de lime.
3 mars – Nassau – Jour 229

Après un avant-midi bien chargé, où je m’affaire au lavage, à l’épicerie et l’achat de quelques bouteilles de vin pendant que le capitaine change la pompe à eau du moteur, nous voilà très heureux de voir apparaître nos invités, Francine et Casandra, au bout du quai.

Le temps d’enfiler des vêtements plus légers et de vider les valises pleines de pièces de bateau et de surprises (beurre d’érable, confiseries, fromages, barres tendres, noix, etc), nous repartons déjà à pied, Casandra, Francine et moi, en direction du marché de poissons, situé près du parc Montagu, au sud de la marina.

Quatre langoustes, quelques Lane Snapper et quatre conques rempliront nos sacs d’épicerie. Nous regardons les bahamiens nettoyer et préparer conques et poissons, que nous ramenons ensuite au bateau.

Nous terminons cette première belle journée de vacances pour Francine et Casandra, par un 5 à 7 d’abord au bord de la piscine en compagnie de Denis (Terre des Hommes), puis sur Innu en compagnie de Luc et ses invités.

De délicieux hamburger de bœuf agrémenteront ce premier souper à quatre sur Challenge.

dimanche 2 mars 2014

2 mars – Nassau – Jour 228

Nous déplaçons Challenge à la marina Harbour Club Hotel & Marina, où nous avons donné rendez-vous à Francine et Casandra. J’en profite pour mettre le blogue à jour pendant que Jacques se rend au centre-ville pour acheter une carte des Bahamas qu’il a vu l’autre jour, dans une boutique de pirates.

Nous en profiterons pour faire le plein d’eau, faire le lavage et un peu de ravitaillement.
1er mars – Royal Island – Nassau (41MN) – Jour 227

Nous aurions bien aimé resté ici pour reprendre la journée de pêche perdue hier, mais la météo nous force à reprendre dès aujourd’hui la route pour Nassau.

En effet, dès lundi, nous attendons de la visite! Il faut arriver à temps et des vents plutôt forts sont attendus pour dimanche. Il vaut mieux en profiter aujourd’hui pour éviter de se faire trop brasser en mer demain.

Nous profitons donc d’un vent du nord de 12 à 15 nœuds pour nous faire avancer, à voile, vent de travers, à vive allure vers Nassau, où nous jettons l’ancre à l’est du Harbour Club Marina, vers 14h30, après quelques tentatives infructueuses d’ancrer le bateau au nord du même chenal (fond trop dur).

Nous allons faire un tour par terre, le temps d’une petite marche qui nous dégourdira un peu. Nous découvrons un quai de pêcheurs, quelques kilomètres à l’est de la marina. Nous y reviendrons pour acheter quelques fruits de mer que nous voulons faire découvrir à notre visite.

De la visite! Hé oui! Ma nièce Casandra et ma tante Francine, la sœur de ma mère, arrivent lundi midi pour 8 jours! Nous avons très hâte de les accueillir à bord de Challenge et mourons d’envie de leur faire découvrir, et de partager avec elles, ce petit coin de paradis où nous naviguons depuis maintenant déjà trois mois!

Nous avons planifié un itinéraire en fonction des endroits que nous avons préféré jusqu’à maintenant.

À l’agenda :

- Courte visite de Nassau le jour de leur arrivée;

- Voile vers Highborne Cay;

- Mangroves et plages de Shroud Cay;

- Randonnée et plongée dans le parc protégé des Exhumas à Warderick Wells;

- Rencontre des ignanes de Bitter Guana Cay

- Plongée dans la grotte de Tunderball; visite des cochons; marche dans le village de Staniel Cay.

Pour l’instant, la météo semble propice à ces activités. Nous nous ajusterons au fur et à mesure.
28 février – Royal Island – Jour 226

Malgré que nous ayons planifié une journée de pêche à la langouste, le vent fort et la pluie qui durera toute la journée nous incitent à rester à bord de Challenge. Un peu de popote, de ménage (encore) et le nettoyage de la coque extérieure du bateau nous occuperont pendant quelques heures.

27 février – Royal Island – Jour 225

Quelques heures à faire du ménage dans le bateau et une petite marche sur l’île de Royal Island occuperont une bonne partie de la journée. Nous terminons l’après-midi par une partie de dominos et la soirée par un cinéma en plein air! Nous écoutons le film «Le touriste» que Chantale et Patrick (RoumA) nous ont prêté, installés dans le cockpit, à partir de l’ordinateur portable.

26 février – Meeks Patch – Royal Island – Jour 224

Après avoir passé l’avant-midi à la recherche de têtes de corail autour des îles de Meeks Patch et Lobster Cay, ramassé, par pure chance, 3 petites langoustes, nous nous déplaçons à nouveau vers Royal Island pour nous protéger des vents attendus dans les prochains jours.

25 février – Spanish Wells – Harbour Island (7MN en dinghy) – Meeks Patch (3MN) – Jour 223

Le guide que nous utilisons dans les Bahamas, Explorer Chart Book, recommande aux capitaines qui désirent se rendre à Harbour Island avec leur bateau, de louer les services d’un capitaine local. La route passant par Devil’s Backbone (le nom en dit long) est en effet truffée de têtes de corail, à éviter.

Après hésitations, nous décidons de nous y rendre plutôt en dinghy. En effet, malgré que l’endroit semble intéressant, nous pensons qu’une journée suffira pour visiter l’île et aller marcher sur la fameuse plage de sable rose.

Fondée dans les années 1700, la ville de Dunmore Town est l’une des plus vieilles des Bahamas. On y trouve des petites galeries d’art, boutiques, parcs, straw market, restaurants et jolies maisons historiques d’architecture coloniales jumelées aux couleurs pastel des caraïbes.





Straw Market de Harbour Island


S’étendant sur plus de 3 miles, la plage de sable rose est tout simplement magnifique. Un peu de sable inséré dans un gobelet de café nous permettra d’en conserver un joli souvenir!

Souvenir éphémère...  Pink Beach, Harbour Island


Plage de sable rose, Harbour Island, Eleuthera


Sur Dunmore Street, nous faisons halte dans une petite brulerie pour diner. Un café glacé, un latté et deux délicieux sandwich, dont l’un au poulet, poire, brie et figue raviront nos papilles! Les meilleurs cafés bus depuis plusieurs mois…

De retour sur Challenge en fin d’après-midi, nous profitons de la marée haute pour quitter Spanish Wells et allons nous ancrer à l’est de Meeks Patch, une petite île située juste au sud, où nous serons protégés des vents d’ouest.

… Lorsque j’ai révê à ce voyage, je nous imaginais sur Challenge, ancré près d’une petite île, seuls, mangeant nos langoustes et le poisson que nous aurions nous-mêmes pêché…

Ainsi, voilà où nous sommes! C’est comme dans mes rêves, mais c’est la réalité! Nous dégustons la langouste que j’ai pêché hier en entrée, puis, comme plat principal, nos filets de Mutton Snapper préparés par le capitaine, en papillote, sur le BBQ, et ce, dans un endroit paradisiaque!

Nous levons un toast à la vie qui nous gâte tant et en profitons en pensant à tous ceux qui ne peuvent en faire autant…
24 février – Spanish Wells – Jour 223

Journée de pêche. Nous allons plonger dans les têtes de corail situées au nord de l’île. J’y trouve une petite langouste, que je ramène avec joie au bateau!

23 février – Royal Island – Spanish Wells (8MN environ) – Jour 222

Nous sortons de Royal Island vers 10h30 en direction de Spanish Wells. Nous suivons les traces du mailboat qui nous guide vers l’entrée du port dans des profondeurs d’au moins 8 pieds d’eau à mi-marée.

Une fois attaché à la boule de mooring de Spanish Wells (appartenant à Bandit), nous mettons le dinghy à l’eau et allons faire une marche sur l’île pour visiter. L’endroit est fort différent de tout ce que nous avons vu jusqu’à maintenant. L’île est majoritairement habitée par des bahamiens blancs, qui vivent richement du marché de la pêche. J’ai lu quelque part qu’ils produisent notamment plus de 75% des stocks de langoustes vendus à travers le monde.

Les gens se promènent en kart de golf pour la majorité et on des maisons colorées et bien entretenues. L’île est très propre.


Vue de notre mouillage, à Spanish Wells


La quantité de bateaux de pêche nous rappelle les ports de la Gaspésie. Le village est très beau, mais un peu désert en ce dimanche, jour férié, où tout est fermé, mis à part un petit restaurant situé à l’extremité est, le shipyard. Nous y arrêtons pour prendre un verre et admirer la vue de cet endroit.

À votre santé!

Extrémité Est de Spanish Wells


Nous revenons ensuite au bateau pour déguster nos filets de Mutton Snapper, grillés dans la poêle, avec un soupçon de sel et de jus de lime.

22 février – Nassau- Royal Island-Eleuthera (environ 40MN) – Jour 221

Nous quittons l’ancrage tôt ce matin, vers 7h, car des bateaux de croisière doivent circuler vers 8h et à ce moment, aucun autre bateau n’a l’autorisation d’entrer ou de sortir du port. Cette autorisation doit être obtenue auprès du Nassau Harbour Control.

Avec ce magnifique vent du sud-est de 8 à 10 noeuds, nous naviguons à voile en direction du nord de l’île de Eleuthera. Notre objectif étant de nous rendre à Spanish Wells, nous ferons toutefois halte à Royal Island, pour pouvoir ensuite rentrer vers Spanish Wells à marée montante, le lendemain. La carte nous indique une zone où les profondeurs d’eau sont de six pieds, il faudra donc attendre d’avoir un ou deux pieds de marée avec nous pour la traverser.

Nous arrivons à proximité de Royal Island vers 13heures, mais décidons de faire un petit détour le temps de pêcher un peu. Cela portera fruit, un beau gros Mutton Snapper de 8 livres et 25 pouces mordera à l’hameçon! Un deuxième passage au même endroit, soit dans une zone d’à peine 20 pieds d’eau, nous permettra cette fois d’attraper un barracuda que nous remettons à l’eau.




Notre premier Mutton Snapper! 25 pouces et 8 livres!


Nous ancrons enfin Challenge, dans la baie bien protégée du vent de toutes les direction, à Royal Island, vers 14h40.

Le capitaine prépare ensuite les filets de snapper, qui agrémenteront au moins trois souper cette semaine!

21 février – Nassau – Jour 220

Malgré que nous soyons déjà passé par Nassau en décembre, nous n’avions pas encore pris le temps de visiter cette ville. Nous passons donc notre journée à errer dans le petit quartier touristique à proximité du port des bateaux de croisière. Nous allons diner chez Olives, un charmant petit resto méditérannéen situé sur Bay Street. Nous y dégustons notamment une délicieuse mayonnaise aux olives Kalamata. Recette à refaire à la maison!

Le Straw Market (traduction : marché de paille) sera notre dernière destination avant de revenir vers le bateau. Il s’agit de l’endroit où les bahamiens vendent les différents objets de paille confectionnés à la main. Toutefois, on y trouve également bon nombres de sculptures, de bijoux, de chandails et tout autre souvenir qui ravira le touriste en soi! Le seul hic, c’est que la majorité des objets ne sont finalement pas fait ici, et que vous en trouverez d’identiques, où que vous voyagez dans le sud… En plus, le tout est cordé comme des sardines, du plancher au plafond, d’une rangée à l’autre et tous les commerçants vendent à peu près la même chose. J’ai compris par la suite que lorsque les 2000 touristes débarquent d’un bateau de croisière et qu’ils arrivent au Straw Market, ils veulent tout voir et être servis rapidement et en même temps. Ceci explique un peu le concept de l’endroit.

De retour au mouillage, nous rejoignons nos amis Chantale et Patrick, sur RoumA, où nous sommes invités pour un dernier souper à la langouste, le temps de faire de nouveau les aurevoirs, car nos routes se séparent demain matin. En complément des délicieuses pâtes fraîches à la sauce alfredo et langoustes, nous dégustons le gâteau au rhum que j’ai fait cuire ce matin. Bonne route à chacun! Nous espérons grandement que nos routes se recroiseront, en bateau, au Québec ou en Floride!
20 février – Nassau – Jour 219

Pour résumer rapidement notre journée, disons qu’elle a été perdue au loisir de l’administration bahamienne, pour renouveler notre permis de séjour et notre permis de pêche qui arrivent à échéance le 3 mars, nous ayant été attribués pour trois mois. Je sais, en tant que fonctionnaire, je devrais être plus compréhensive, mais disons qu’ici, c’est difficile de faire pire!

- Vers 11 heures, nous nous rendons au terminal de croisière (dinghy et petite marche) où l’on nous a indiqué l’endroit où se trouve les douanes. Arrivés au bureau des douanes, force est de constater que nous ne sommes pas au bon endroit. Pour les renouvellements, nous nous devons nous rendre à l’immigration.

- Nous retournons au dinghy et nous déplaçons, selon les indications reçues, vers le dinghy dock situé près du poste d’essence Rubis. Nous marchons pour nous rendre au bureau du ministère de l’agriculture. Après une quinzaine de minutes d’attente, le responsable nous remets notre permis de pêche, dans une belle enveloppe, identifiée à notre nom à la dactylo (!!!) et nous demande 20$ en retour. Nous sommes un peu surpris de devoir payer, car j’ai un dépliant entre les mains qui dit que les frais de 300$ payés à l’arrivée pour le séjour et le permis de pêche sont annuels. Jacques questionne l’employé qui nous répond, plutôt insulté, que c’est comme ça.

- Nous repartons en direction du bureau de l’immigration, quand soudain on entend quelqu’un crier derrière nous sur le trottoir. L’employé du ministère de l’agriculture a questionné son superviseur au sujet de frais pour apprendre que nous n’avions pas à les payer. Avec son plus grand sourire, il s’excuse et nous offre de revenir au bureau pour nous rembourser! Nous repasserons sur le chemin du retour.

- Après quelques minutes de marches, nous commençons à avoir faim et décidons d’arrêter diner chez Hammerhead Bar & Grill. Charmant petit bar, fréquenté par des locaux, écran géant présentant le patinage artistique des Jeux Olympiques, table de babyfoot et jeu de dards. Nous commandons 2 burgers absolument délicieux.

- Nous repartons, toujours en direction du bureau de l’immigration qui s’avère être plus loin que prévu. On nous avait dit qu’il se trouvait près de l’endroit où nous avons renouvelé notre permis de pêche, mais il s’avère qu’il y avait deux bureau de l’agriculture. Une fois que nous avons croisé le deuxième, nous savons que nous ne sommes plus très loin. Nous aurions toutefois pu laisser le dinghy plus proche, à la marina ??.

- C’est donc sous le chaud soleil des Bahamas que nous montons la côte nous menant à l’endroit voulu. Nous arrivons vers 13h50. C’est l’heure du diner et les bureaux sont fermés de 12h30 à 14h30!!!

- À quoi bon attendre ici en ligne, tous les deux pendant tout ce temps? Jacques repart donc, de son côté pour retourner au bureau de l’agriculture afin d’obtenir le remboursement promis, se rend ensuite jusqu’au dinghy pour le rapprocher de la marina la plus proche. Pendant son périple, il se fait accrocher le bras par le rétroviseur d’un véhicule circulant trop proche de lui. À l’intersection suivante, il dit au chauffeur de faire attention… à compléter.

- Pendant ce temps, je me place en ligne et j’attends l’ouverture du bureau.

- Une fois au comptoir, on m’explique qu’on ne peux renouveler notre permis de séjour que dans la semaine précédent son échéance. Quoi? Il arrive à échéance dans 10 jours. On n’est quand même pas à 2-3 jours près! J’explique que je suis en voilier, que je ne pourrai pas être revenue à temps, mais on m’explique que je peux renouveler mon permis sur une autre île. J’écoute gentiment leurs explications, leur parle de toute la route parcourue pour me rendre ici, et j’insiste une dernière fois en leur disant : «Êtes-vous vraiment certain de ne pouvoir rien faire, j’ai tout mes papiers, passeports etc.?» avec un air de fille qui fait pitié un peu… Le préposé accepte finalement de le faire!!!

Je dois cependant attendre Jacques, car il doit remplir et signer lui-même son formulaire. Ce que nous faisons, dès son arrivée.

Lorsque nous passons dans le bureau de personne qui signe les passeports et autres papiers, je lui demande si nous aurions pu avoir un permis de séjour de plus de 90 jours pour éviter toutes ces démarches. Elle me répond que ça dépend de l’officier en service!!! Wow! Belles règles!

Notre recommandation : Quand vous arrivez dans les Bahamas, faites de beaux yeux à l’officier pour obtenir les permis voulus pour la période complète de votre séjour. Cela vous évitera toutes les démarches de renouvellement!

De retour à l’ancrage vers 16h, nous passons raconter notre aventure à nos amis sur RoumA et restons finalement partager le 5 à 7 avec eux.
19 février – Nassau – Jour 218

Nous partons tôt de la marina ce matin pour régler toutes nos affaires et libérer le quai vers l’heure du diner.

Nous passons retirer de l’argent au guichet automatique de la Banque Royale qui se trouve chez Esso, tout près de la marina. À l’intérieur du commerce se trouve un comptoir de sandwich, du genre SubWay et nous décidons d’y arrêter pour déjeuner.

Nous choisissons un sandwich-croissant à l’omelette. Nous demandons à l’employée ce qu’elle met dans les omelettes et cette dernière nous répond, avec tout le sérieux voulu : «Des œufs». Je comprends que nous avons l’air touristes, mais à ce point!?!

Le déjeuner s’avère délicieux, notamment avec les pains préparés sur place. Je prends le soin de préciser, car cela nous a plutôt surpris. Dans notre coin de pays, les grandes chaines de restauration rapides reçoivent, pour la plupart, leur pain congelé et il ne leur reste qu’à le faire cuire. Ici, la dame derrière le comptoir lit attentivement sa recette, cuillères à mesurer à la main, et ajoute dans son bol la quantité prescrite de poudre à pâte, de farine, de levure, etc. Juste à côté se trouve le mélanger de cuisine Kitchen Aid, comme la majorité avez dans votre maison…

Le déjeuner étant terminé, l’argent comptant dans nos poches pour acheter le moteur, Jacques part de son côté pour faire cette nouvelle acquisition pendant que je prends le chemin de l’épicerie, afin de regarnir un peu nos réserves. Nassau est le meilleur endroit pour se ravitailler dans les Bahamas. On y trouve de tout, comme dans un Métro ou autre grande chaine au Québec. Le seul hic, tout est bien sûr très dispendieux.

Les commissions étant terminées, nous retournons au bateau pour ranger le tout, faire de la place dans les coffres pour y ranger le vieux moteur du dinghy, remplir les réservoirs d’eau et nous déplacer à l’ancrage, tout près de RoumA.

Pour terminer cette journée en beauté et fêter l’achat des nouveaux moteurs (!!!), car Patrick et Chantale ont eu aussi décidé de changer le leur (drôle de hasard), nous commandons des sushis chez Seafront Sushis que Patrick et Jacques vont chercher pour que l’on puisse les déguster, sur Challenge, autour d’un bon verre de vin.

À titre informatif, plusieurs personnes nous avaient parlé de ce resto de sushis situé sur Bay Street, pas tellement loin de la marina Yacht Heaven et nous pouvons maintenant confirmer que ça vaut le détour! Ils sont absolument délicieux!

lundi 24 février 2014

18 février – Highbourne Cay – Nassau (34MN) – Jour 217

C’est à 7h30 qu’on lève l’ancre ce matin en vue de notre départ pour Nassau. Malgré les têtes de corail croisées sur le Yellow Bank, la navigation s’avère plus facile que lors de notre première traversée sur cette route le 16 décembre dernier. Il faut dire qu’on est maintenant habitués de naviguer dans ces eaux peu profondes et que nous avons plus de faciliter à repérer, à la vue, ces fameuses de têtes de corail!

Le vent de 12 à 14 nœuds de l’est propulse ainsi Challenge et RoumA, au travers, à bonne vitesse, pour arriver à Nassau à 13h15.

Comme nous avons rendez-vous chez le concessionnaire Mercury (Lightbourne Marine) à 8h demain matin et que notre dinghy ne nous assure pas son bon fonctionnement pour nous y rendre, nous avons pris soin de réserver une marina à proximité.

Nous installons donc Challenge chez Nassau Harbour Club & Marina, avec l’aide des deux préposés présents.

Question de prendre un peu d’avance, nous passons chez le concessionnaire pour lui expliquer les problèmes et il accepte qu’on lui apporte avant la fin de la journée.

Environ une heure plus tard, le mécanicien nous appelle sur le cellulaire pour nous confirmer qu’un cylindre du moteur est en trouble et qu’il ne recommande pas d’investir pour réparer ce moteur… Mauvaise nouvelle, il nous faudra en acheter un nouveau.

La bonne nouvelle? C’est que nous ne devrions plus avoir de problèmes avec ce fameux moteur!!!

Nous règlerons cela demain matin!

Nous profitons ensuite de cette soirée à la marina pour faire quelques brassées de lavage.
 17 février – Normans Cay – Highbourne Cay (12MN) – Jour 216

Lors de notre dernière visite à Highbourne Cay, nous avons eu la chance de rencontrer Joel, un ami de Michel et Jocelyne. Il s’occupe de la maintenance sur l’île depuis bon nombre d’années et s’avère donc un bon contact à avoir dans les Bahamas. Ce matin, Jacques lui a téléphoné pour lui parler des problèmes que nous avons depuis plusieurs mois avec le moteur du dinghy. Il nous réfère à un mécanicien que nous pourrons voir ce matin vers 10h30.

Nous quittons ainsi le mouillage de Normans pour rentrer à la marina de Highborne. Quelques minutes suffiront au mécanicien pour confirmer à Jacques qu’il a déjà tenté tout ce que lui-même pourrait essayer de faire pour réparer le moteur. Il nous conseille donc de nous rendre chez le concessionnaire Mercury situé à Nassau, pour une expertise de pointe.

Pendant ce temps, RoumA s’est lui aussi déplacé à Highborne pour nous donner un coup de main au besoin, vu nos problèmes de moteur. Nous nous ancrons côte à côte dans le mouillage à l’ouest de Highborne.

Tentant de venir nous rejoindre, Patrick épouve lui aussi quelques problèmes avec le moteur de son dinghy. Les gars décident donc de filtrer l’essence et de vérifier les bougies d’allumage, mais rien n’y fait.

La décision est prise, RoumA et Challenge rentrent à Nassau demain pour faire vérifier les moteurs chez les concessionnaires respectifs!
16 février – Normans Cay – 215

Au lever ce matin, c’est l’étale de basse mer. Aidé du dinghy, le capitaine fait faire deux tours sur lui-même à Challenge, question de démêler le cordage et la chaine des deux ancres, causé par les changements de marée.

Il décide ensuite de démonter à nouveau le carburateur du moteur hors bord pour vérifier si des débris ne s’y seraient pas déposés. Le moteur s’étouffe (encore) lors de l’embrayage.

Nous déplaçons ensuite Challenge au mouillage situé à l’ouest de Normans, pour nous protéger du vent d’est qui doit commencer aujourd’hui.

15 février – Normans Cay – Jour 214

À bord du dinghy, nous avançons doucement sur les eaux peu profondes du bassin à l’intérieur de Normans Cay. Les yeux bien posés à l’intérieur de la chaudière à fond transparent, j’observe le fond de sable et d’herbes, à la recherche de conch. J’aperçois quelques pouponnières et quelques conchs trop petites pour être consommées.

Nous enfilons ensuite notre wetsuit et nous embarquons dans l’eau, en tenant une corde accrochée au dinghy, nous nous laissons dériver quelques instants vers la mer. Un gros barracuda d’environ 4 pieds rode aux alentours. Il rode un peu trop proche à notre goût, nous remontons dans le dinghy et allons nous ancrer plus loin, près de Dolphins Head, pour chasser la langouste à l’étale de basse mer.

Ho! Ho! Le chasseur est en forme aujourd’hui! Jacques réussi à capturer 2 belles grosses langoustes, l’une de 3 livres et l’autre, d’environ 2 livres!

Quel chasseur!


La soirée sera agrémentée de quelques parties de Backgammon, où le capitaine aura le plaisir de ressortir grand gagnant!

14 février – Highborne Cay – Normans Cay (18MN (avec quelques allers-retours) – Jour 213
Nous quittons la marina vers 11h pour faire un peu de pêche en mer. Nous nous sommes procurés des balahoos, soit des petits poissons congelés qui servent d’appât pour le mahi-mahi. Il semble que le taux de réussite soit de 100% avec eux. Comme il est grand temps d’ajouter un peu de bouffe dans notre frigo, nous mettons toutes les chances de notre côté.

À peine 20 minutes se sont écoulées lorsqu’un premier poisson mord à l’appât! Zzzziiii, la ligne se déroule! Il doit être gros! Jacques prend la canne à pêche dans ses mains pour ferrer le poisson. Pas le temps de rien faire, il s’est décroché… Il ramène la ligne et évidemment, il n’y a plus rien après… Un premier balahoo de parti.

Un deuxième balahoo, une deuxième attaque! Jacques tente de ferrer à nouveau, mais rien n’est au bout du fil. Il ramène l’appât à bord pour constater qu’il en manque la moitié… Il le remet à l’eau, mais rien ne se passe pendant un bon bout de temps. Probablement que les mahi-mahis n’aiment pas ça quand leur repas a été entâmé par un autre poisson…

Un troisième balahoo à l’eau, une troisième attaque! Mêmes manœuvres, même résultat. Malgré qu’on ait vu un aileron à la surface de l’eau, nous n’avons pas pu identifier le poisson et encore moins réussi à le ramener à bord… 

Nos réserves de balahoos étant épuisées, nous poursuivons notre pêche en naviguant à la limite du mur, là où les profondeurs d’eau passent de 60 à plus de 200 pieds en l’espace de quelques secondes, mais cette fois, avec nos leurres artificiels. Aucune attaque…

Après quelques allers-retours entre Highborne et Normans Cay, nous rentrons bredouilles à l’ancrage situé au sud de Normans Cay, vers 14h30. Nous choisissons de nous ancrer à la bahamienne, c’est-à-dire sur deux ancres à 180 degrés, afin de faire face au changement de marée et de courants dans ce passage étroit.

Le voilier Allure 1 du Vieux Port Yachting de Québec est ancré juste devant nous. Le voilier Aragon viendra s’installer un peu plus tard, au même endroit. Comme le monde est petit! Nous sommes au beau milieu des Bahamas, et trois bateaux de Québec, sur 8 bateaux au total, composent le mouillage de Normans Cay ce soir!

Ayant acheté une livre de bœuf haché à l’épicerie de la marina de Highborne, je décide, pour faire changement, de confectionner des petites boulettes, que je servirai avec une bonne sauce brune, des patates pilées et des petits pois verts pour le souper de la st-valentin! Ha non, j’oubliais, nous avons devancé la st-valentin… J

Par cette calme soirée de quasi pleine lune (je crois que ce sera demain), nous nous installons au devant du bateau, sur le pont, avec chaises, digestif, musique douce et doudou, pour admirer la lune et les étoiles! Un voilier, ça peut vraiment être autant l’enfer que le paradis! Le capitaine dirait autant féérique, qu’apocalyptique. Enfin, ce soir, nous optons pour la deuxième partie…

Bonne nuit!!!
13 février – Highborne Cay – Jour 212

Après une nuit où les vents ont soufflé jusqu’à une quarantaine de nœuds, nous sommes très satisfaits de notre décision de l’avoir passée bien attaché sur les quais de la marina. Nous avons ainsi pu dormir en paix!

Les journées se suivent et ne se ressemblent pas…

La journée d’aujourd’hui sera consacrée au ménage intensif de l’extérieur du bateau.

En fin de journée, nous passons dire aurevoir à Michel et Jocelyne, qui entrent à Nassau demain, pour reprendre ensuite l’avion vers le Québec.

12 février – Highborne Cay – Jour 211

Finalement, nous avons pris la décision de nous installer à la marina de Highborne pour laisser passer le front froid en toute tranquilité. Plusieurs personnes nous ont recommandé cet endroit, comme étant l’une des belles marinas des bahamas. Ça nous donnera donc l’occasion de l’essayer. D’autant plus que depuis notre départ de Fort Lauderdale le 2 décembre, nous n’avons dormi aucun soir dans une marina. Nous sommes aussi dus pour faire un bon nettoyage du pont du bateau!

Avant même de lever l’ancre, nous apercevons un bateau gris des forces armées bahamiennes. Quelques minutes plus tard, leur annexe s’approche de Challenge, avec à son bord, 4 personnes, dont l’un avec sa mitraillette.

Ils nous saluent et nous demandent la permission de monter à bord. Nous leur souhaitons les bienvenus et nous plions aux formalités : présenter nos passeports, permis de navigation, permis de pêche, de même qu’une visite du bateau. Ils nous demandent ce que nous avons pêché, mais ne vérifient pas le contenu de notre réfrigérateur.

D’autres voyageurs nous avaient mentionné avoir eu cette même visite et avoir subi une fouille complète du bateau, incluant les réfrigérateurs et congélateurs. L’objectif étant bien sûr de s’assurer que les quotas de pêche soient respectés.

Nous avons le droit d’avoir à bord du bateau, 10 langoustes, une quinzaine de poissons (je crois) de même que 6 conchs. De plus, la pêche du Nassau Grouper est interdite de décembre à mars, il est donc évidemment interdit d’en posséder.

Comme vous avez pu le constater, malgré nos efforts et maintes et maintes heures passées à pêcher, nous sommes loin d’atteindre les quotas. Nous ne sommes donc pas inquiets de cette visite surprise.

Avant leur départ, nous demandons aux membres des forces armées de bien vouloir se soumettre à la prise de photo officielle, ce qu’ils font sans hésiter. Ils doivent être habitués!!!


Forces armées bahamiennes à bord de Challenge


Une fois bien installés à la marina, nous enfourchons les vélos (prêtés par la marina) et partons à la découverte de l’île. Certaines routes pavées, d’autres de sable et d’autres de terre, nous guiderons d’une plage déserte (au centre), vers une autre plage déserte, cette fois à l’est de l’île. Cette dernière est reconnue pour être l’une des plus belles plages des exhumas. Quelques palapas et chaises Adirondack nous y attendent.

Endroit magique pour une ballade en vélo!

Le capitaine au repos à Highborne Cay

Moment de réflexion...


Nous nous reposons un instant et reprenons la route vers la marina, où nous croisons un arrêt d’autobus…



Inutile de vous dire qu’il n’y a pas d’autobus sur l’île!

Tant qu’à être dans un aussi bel endroit, nous avons décidé de devancer un peu la date de la st-valentin. Ce sera aujourd’hui même! Jacques m’invite donc, pour fêter la st-valentin, de même que notre 4eme anniversaire, à souper au resto Xuma. Ceviche de fruits de mer partagé en entrée, plat de mahi-mahi pour madame et risotto aux fruits de mer pour monsieur ravirons nos papilles au plus haut point! L’un des meilleurs repas que nous ayons mangé depuis un bon moment, s’exclame le capitaine, au resto, bien sûr!
11 février – Highborne Cay – Jour 210

Après une autre sortie de chasse ce matin, infructueuse cette fois, nous allons remplir notre bidon d’essence à la marina. Nous avons ensuite le plaisir de voir arriver nos amis de RoumA qui sont ancrés, tout près, à Allen’s Cay et qui reviennent de diner au resto de la marina de Highborne. Nous allons leur rendre visite en après-midi, question de jetter un coup d’œil sur l’ancrage à cet endroit, qui semble un peu étroit. Les bateaux s’installent pour la plupart, dans les quelques ancrages protégés de l’ouest, en prévision du front froid qui passera à compter du 13 février. Nous souhaitons donc voir si l’ancrage serait bon pour nous.

Un délicieux repas de snapper et de langouste terminera cette agréable journée en beauté!

10 février Highborne Cay – Jour 209

Tel que prévu avec Michel, nous partons à la chasse à la langouste ce matin. Michel est prêt à partager quelques-unes de ses connaissances concernant les bons endroits où pêcher dans les alentours.

Nous nous promenons ainsi, d’une tête de corail à une autre, a la recherche de ce précieux trésor! Au terme de six heures de chasse, nous revenons au bateau vers 16h, sans avoir vu le temps passer. Nous ramenons une langouste, un lane snapper et 5 gigantesques conchs.

(Pour votre information, nous utilisons le mot conch (prononcer KONK) ici, que nous parlions en anglais ou en français, mais je crois que la traduction exacte en français est Lambi.)

Pendant notre trajet du retour en dinghy, l’hélice s’est soudainement mise à tourner dans le vide. Heureusement, nous étions partis à deux, nous avons ainsi pu nous faire remorquer. Michel, à qui c’était déjà arrivé, nous a indiqué que c’était l’hélice elle-même qui devait être remplacée. Prévoyant comme toujours, Jacques avait apporté une hélice de rechange. Il avait lu quelque part que c’était une bonne idée. Hé comment!

Une petite demi-heure de travail, l’hélice a été remplacée et le moteur à nouveau en état de marche! Merci à Michel pour avoir identifié le problème, et merci au capitaine, d’avoir apporté une hélice supplémentaire!

Nous terminons cette grosse journée de travail (!) par un 5 à 7 sur Terre des Hommes, avec les propriétaires de Allure 1, autour de conchs fritters (frais pêchés) préparés par Michel et Jacques.
9 février – Warderick Wells – Highborne Cay (23MN) – Jour 208

Propulsé par son moteur, Challenge navigue aujourd’hui en direction de Highborne Cay. La légère brise du sud-est ne permet pas aux voiles de le faire avancer. La ligne à pêche est à l’eau et nous espérons bien avoir la même chance que nos copains de One Life, qui, quelques jours plus tôt, ont empruntés le même trajet et ont traversé un banc de dauphins, pour ensuite rencontrer un banc de mahi-mahis. Ils ont ainsi pu en pêcher trois!

Effectivement, nous avons-nous aussi le plaisir de croiser un banc de petits dauphins! Il ne manque que les mahi-mahis (daurades) à notre bonheur, mais elle ne viendront pas…

Nous ancrons finalement Challenge à l’ouest de Highborne Cay, tout près de Terre des Hommes, avec Michel et Jocelyne, de même que l’un des propriétaire, Denis, que nous invitons à bord de notre bateau pour le 5 à 7.

jeudi 13 février 2014

8 février – Warderick Wells – Jour 207

Quel endroit magnifique! La baie est vraiment spectaculaire, les couleurs à couper le souffle, les sentiers bien aménagés sur l’île, les plages désertes à profusion, que demander de plus? Ha oui, nous aimerions bien pouvoir pêcher, mais nous sommes ici, dans un parc protégé, le Exuma Land and Sea Park. La pêche est interdite depuis le milieu des années 50. L’avantage? Nous pouvons admirer une faune aquatique comme nulle part ailleurs!





Dans l’avant-midi, nous chaussons nos espadrilles pour une randonnée sur l’Île. Le sentier Boo-Boo Hill nous mène vers les Blow Holes, des trous dans la roches qui descendent presque au niveau de l’eau laissent passer l’air provenant de la mer. Au sommet de la petite montagne, les vacancier en bateau ont pris l’habitude de léguer un bout de bois identifié au nom de leur bateau, en guise de trace de leur passage dans les Bahamas. Nous avions donc pris soin de nous choisir un bout de bois, hier, à Compass Cay, et de le graver au nom de Challenge. Nous le déposons donc au sommet, avec tous les autres bouts de bois.

Souvenir de Challenge qui sera depose sur Boo Boo Hill

Lézard qui réchauffe l'endroit où nous déposerons notre bout de bois


Nous faisons escale ensuite sur Buterfly beach, le temps d’une baignade sur cette magnifique plage déserte, avant de revenir au bateau pour diner.

En après-midi, nous explorons quelques sites de plongée recommandés dans les alentours, mais trouvons le plus beau, juste derrière le bateau. De magnifiques têtes de corail s’y trouvent, de gros poissons, d’immenses langoustes, etc. Un banc de Yellow Jack viendra tourner autour du capitaine Jacques pendant quelques secondes! Vraiment impressionnant!
7 février – Fowl Cay – Warderick Wells (10MN) – Jour 206

Afin de profiter de l’étale de marée basse, nous partons vers 8h30, en dinghy, pour plonger dans la grotte de Rocky Dundas. La grotte est très belle, avec ses stalagtites et les trous au plafond. Elle est par contre très peu profonde et aucun poisson ne s’y trouve.

Une autre surprenante grotte: Rocky Dundas!


Nous nous rendons ensuite sur Compass Cay pour marcher vers le nord de l’île ou se trouve le «Rachel Bubble Bath», un petit bassin d’eau, alimenté par la mer lorsque les vagues débordent des roches à marée haute. Nous y faisons une petite baignade et prenons le chemin du retour.


Beau p'tit couple, non?!?


Nous faisons nos aurevoirs à RoumA, qui souhaite visiter Pipe Creek, alors que nous avons pris la décision de nous rendre à Warderick Wells, pour rencontrer nos amis de Lance L’eau, que nous n’avons pas vu depuis le mois d’octobre, dans la baie du Chesapeake.

Malgré le faible vent, nous hissons le spi et naviguons doucement vers notre destination, par la mer. Nous attachons Challenge au mooring 18, au nord de Warderick Wells vers les 15h45.

Nous nous empressons de mettre le dinghy à l’eau pour nous rendre sur l’île, où nous faisons la rencontre de Lance L’eau et leurs amis, Sylvie et Jean-Claude, dont j’oublie le nom du bateau.

Nous allons les rejoindre sur le catamaran (Lance L’eau) pour le 5 à 7, le temps de nous raconter les aventures et mésaventures des derniers mois.

Nous leur disons aurevoir à nouveau, puisqu’ils repartent déjà demain pour une autre destination plus au sud, alors que nous nous dirigeons plutôt vers le nord.
6 février – Big Major – Fowl Cay-Compass Cay (17MN) – Jour 205

Nous levons l’ancre et hissons les voiles à 9h ce matin. Le vent Est-sud-est de 10-15 nœuds nous aide à filer vers Fowl Cay, par le banc des Exhumas, où nous jettons à nouveau l’ancre vers 11h30. RoumA est arrivé quelques minutes avant nous et s’est installé au fond de cette magnifique baie en forme de fer à cheval. Un catamaran s’est ancré juste à côté, ce qui nous oblige à jetter l’ancre un peu plus loin, là où le fond est plus dur. Le vent ne soufflant pas trop fort ces jours-ci, nous ne sommes donc pas inquiets de notre ancrage.

Suivant les recommandations de Michel Fortier, nous allons chasser la langouste à l’entrée du conch cut. Il semble qu’il s’agisse d’un provigo avec un bel étalage de langoustes. Hé bien! Probablement que le mailboat n'est pas encore passé ici, car il n’y a absolument rien. Patrick décide donc de chasser quelques poissons à la sling. Quelques minutes plus tard, un requin vient frapper le fond de la chaudière à l’intérieur de laquelle Chantale observe les fonds marins à partir du zodiac. Le requin a dû être attiré par le sang des poissons. Chantal nous siffle et nous fait signe de remonter dans le dinghy le plus rapidement possible, ce que nous faisons bien entendu. Une autre histoire de pêche à raconter!

Nous nous éloignons donc de cet endroit et décidons de plonger dans la baie où Challenge et RoumA sont ancrés. De belles têtes de corail se trouvent juste derrière les bateaux. Patrick y déniche même une petite langouste!

Chantal et Patrick nous invitent ensuite pour souper, à partager le poisson qu’il a pêché aujourd’hui.
5 février – Bitter Guana Cay – BIg Major-Staniel Cay (5MN) – Jour 204

Patrick (RoumA) fabrique des bijoux avec les cornes de langoustes. Il m’a donc offert de fabriquer des boucles d’oreille avec celles de la langouste que j’ai pêché. Il vient me les offrir en cadeau ce matin, quel beau souvenir!!!

Nous partons ensuite à voile vers Big Major où nous pourrons récupérer notre bonbonne de propane et aussi, visiter Jocelyne et Michel Fortier, propriétaires de du Vieux Port Yachting, à Québec, en vacances sur Terre des Hommes.

Chez Isle General Store, la livraison du mailboat vient d’arriver. Nous achetons suffisamment de laitue romaine, des poivrons verts et des œufs afin de pouvoir en donner à nos amis de RoumA lorsque nous les reverrons demain.

Nous partageons ensuite le 5 à 7 sur Terre des Hommes et nous promettons de les revoir à Highbourne, en début de semaine prochaine, pour faire un peu de pêche à la langouste avec un Michel, un expert en la matière, qui vient dans les Bahamas depuis plus de 30 ans!
4 février – Bitter Guana Cay - Jour 203

Dès 8h, Jacques et Patrick partent en dinghy en direction de Staniel Cay où ils vont faire le plein d’essence et laissent par la même occasion une bonbonne de propane au Isle General Store pour la faire remplir. Nous allons ensuite faire des allers-retours dans le cut (passage entre les îles) pour pêcher à la traine en dinghy. Un seul poisson mordra à l’hameçon, mais comme je n’ai pas été assez vite pour le ferrer, nous l’avons perdu…

Nous enfilons ensuite notre habit de plongée et allons pêcher dans les têtes de corail. Quelle ne fût pas ma surprise d’apercevoir deux antennes de langoustes, au beau milieu d’une tête de corail! C’est donc aujourd’hui que je sortirai ma première langouste!!! Après plusieurs plongée et plusieurs élans ratées, je finis enfin par lui enfoncer la pointe de ma sling entre les deux yeux et la sortir de l’eau. Elle est plutôt petite, mais me rend tout de même bien heureuse!!!


À la chasse!



Et le résultat!!!




Nous terminons cette belle journée par un 5 à 7 ou plutôt un souper sur Bella Stella, venu nous rejoindre en toute fin de journée.

3 février – Black Point – Bitter Guana Cay (5MN) – Jour 202

Après une petite brassée de lavage, nous quittons Black Point, à voile, en direction de Bitter Guana Cay. Nous dinons rapidement et nous rendons sur l’île à la rencontre des iguanes. Celles-ci sont en voie de disparition et donc une espèce protégée sur le territoire des bahamas. Nous leur donnons quelques morceaux de céleri et de laitue, pour apprendre par la suite, en lisant une affiche sur la plage, qu’il n’est pas permis de les nourrir. Nous le saurons pour la prochaine fois…

Challenge sous l'oeil attentif de l'iguane

Sérieux comme un pape!


Nous passons ensuite une bonne partie de l’après-midi à marcher sur l’île, croisant iguanes, cactus, et paysages magnifiques.

Nous terminons la journée par un 5 à 7 sur RoumA venu nous rejoindre au mouillage, dans cette jolie petite baie.

30-31 janvier et 1-2 février – Black Point – Jours 198 à 201

Nous nous sommes installés ici pour quelques jours. L’endroit est très populaire, j’y compte, à un certain moment, 104 bateaux au mouillage. Nous pourrons faire à nouveau le plein d’eau, l’épicerie et du lavage, en plus de profiter des restos de la place pour nos 5 à 7 et soupers entre amis.

Résumé de notre séjour :

-Réparation de la toilette électrique. La pompe a malheureusement une mini fuite que nous ne sommes finalement pas capables de réparer. Il faudrait changer un joint et une vis restée coincée nous empêche d’y avoir accès.

- Balade en vélo.

- Observer le déchargement du mailboat. Le mailboat est le bateau qui apporte toutes les livraisons dans les différentes îles des Bahamas. Qu’il s’agisse de meubles, de gaz propane, de denrées alimentaires, etc. Il passe normalement une fois par semaine. À ce moment, presque tous les résidents et commerces de l’île se retrouvent sur le quai pour décharger le bateau et récupérer ses commandes. Il s’agit évidemment de la meilleure journée pour passer à l’épicerie, qui se trouve alors bien garnie. Dans notre cas, nous décidons d’aller à l’épicerie le lendemain matin à 8h. Inutile de vous dire qu’il était déjà trop tard. Plus une seule douzaine d’œufs, ni de salade n’est alors disponible. Jacques apprend à ce moment que ce que nous appelons l’épicerie est en fait un dépanneur pour les résidents. Chacun faisant sa propre commande d’épicerie et la recevant directement du mailboat dans une boîte identifiée à son nom. Le dépanneur sert donc d’épicerie seulement pour nous, les touristes. Avec 104 bateaux au mouillage, les tablettes se vident donc rapidement!

- Journée popote : cupcakes pour la fête à MC de One Life; dhaal indien, riz, légumineuses, etc.

- Souper sur RoumA pour la fête à MC (One Life). Dégustation du shooter rhum-sirop d’érable, renommé le One Life Shot.

- Chasse à la langouste infructueuse. Patrick m’ayant prêté une sling (genre de harpon), je peux maintenant chasser moi aussi!

-Soirée Super Bowl avec buffet au Lorraine café. Au menu : pilons de poulet panés, poisson frit, porc, boulettes de bœuf, crevettes panées, salade de fruits de mer, salade de choux, salade de patates, légumes, macaroni au fromage.

- Siestes (!!!)
29 janvier – Little Farmer’s Cay – Black Point (11 MN) – Jour 197

Ce matin, nous allons visiter la grotte Oven Rock, situé au nord-est de Little Farmer’s Cay, sur l’île de Great Guana Cay. Le site est facilement accessible en accostant le dinghy au nord de Oven Rock, un gros rocher avec un trou rond à l’intérieur, ressemblant à un four à pain. On marche quelques dizaines de pas sur la plage, pour se rendre complètement au nord de la plage. De là, un sentier bien balisé nous dirige vers la grotte. Il faut toutefois demeurer attentifs aux indices du sentier, pour ne pas s’égarer. Au sol, des flèches sont formées par des petites roches et des petits murets de roches nous indiquent les endroits où ne pas aller.

Une fois dans la grotte, nous sommes tous impressionnés! Des stalactites et stalagmites peuvent être observés. Un petit lac intérieur permet de se baigner. Nous n’avons toutefois pas pensé apporter de lampe de poche. Celle sous-marine aurait été particulièrement utile. Jacques et Patrick font tout de même les braves et se baignent un peu pendant que Chantal et moi tentons de prendre quelques clichés.

Nous reprenons le sentier du retour et nous dirigeons ensuite vers Little Farmer’s Cay où nous pensions pouvoir remplir nos bidons d’essence. La marina est déserte et il n’est plus possible de s’approvisionner en essence, malgré ce qu’en disent nos guides nautiques. Nous en profitons pour faire une petite marche dans le village pour voir les sculptures de bois faites par un bahamien qui y réside. À notre arrivée chez lui, il est étendu sur le sol, dans le salon et écoute les «preachers» à la radio… Un peu spécial. Dans son cabanon, on y trouve des petites sulptures de hibous, et de «mama» bahamienne. Nous aurions bien aimé l’encourager et nous procurer un petit souvenir local, mais rien n’en vallait vraiment la peine, à notre avis.

Nous faisons ensuite une petite escale sur Aragon pour dire bonjour à Robert et France. Ils nous ont entendu parler sur les ondes VHF ce matin et nous ont informé de leur présence. Leur bateau est ancré à l’est de l’île et le nôtre à l’ouest. Nous ne les avons donc pas vu arriver hier.

Nous repassons ensuite voir RoumA pour discuter du plan de navigation. Nous pensions descendre un peu plus vers le sud, mais comme le vent vient du sud, il serait plus sage, mais surtout plus agréable de remonter plutôt vers le nord.

Ainsi, nous installons le spi et prenons la direction de Black Point. Ce vent d’à peine 10 nœuds du sud-est nous permettra d’arriver à l’ancrage vers 17h30, après 2h30 de navigation.

Challenge au spi


Au menu ce soir, des pâtes alfredo à la langouste! Absolument délicieux! J’ai fait bouillir la langouste que Jacques a pêché 15 minutes dans l’eau bien salée. Elle fond dans la bouche! Un bonheur!